bub

Articles de la catégorie : Périnatalité

Grossesse

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité
Close-up of a pregnant woman doing yoga.

L’enfant nait du désir de ses parents. Un désir qui lui préexiste, qui comprend des valeurs communes et individuelles, qui évolue. Les sentiments au cours de la grossesse sont particulièrement intenses, ils peuvent être vécus de façon variables, plus ou moins positifs. Généralement source d’épanouissement, la grossesse peut aussi être vécue de façon plus négative pour la mère et pour le père. Les manifestations d’angoisse peuvent être considérées comme normales, mais leur intensité peut troubler le bien-être parental et la relation affective avec son bébé.

Lors du premier trimestre de grossesse, l’absence de caractéristique externe visible peut rendre l’acceptation de l’existence de l’enfant difficile, sentiment renforcé par les risques et les désagréments de cette période. Durand le second trimestre, les sensations et les changements corporels viennent concrétiser sa présence. Lors du dernier trimestre, des craintes pour l’intégrité de l’enfant peuvent apparaître ainsi que les inquiétudes liées à son arrivée prochaine. Au cours de la grossesse, la présence continue du père auprès de la mère lui permet de s’attacher intensément à l’enfant, sentiment souvent renforcé par l’haptonomie. Le futur parent peut ressentir alors le besoin d’être accompagné psychologiquement.

Dépression du post-partum

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité

Être un nouveau parent n’est pas aisé. Cela demande un temps d’adaptation à l’enfant, aux changements de vie, de rythmes. Il est normal de se sentir plus épuisé et irritable. Cela commence à être inquiétant, lorsque les symptômes entraînent une grande souffrance ou ont un impact important sur le quotidien et perdurent dans le temps. La dépression du post-partum peut toucher les mères, mais aussi les nouveaux papas.

La dépression post-partum est un trouble qui peut se manifester dans les 12 premiers mois après l’accouchement, mais elle apparaît généralement dans les premières semaines qui suivent la naissance. Les symptômes se manifestent pour une durée allant de quelques semaines à quelques mois ou plus. Ils se manifestent par de l’anxiété, de l’insomnie, de l’apathie et des signes dépressifs. Par ailleurs, le parent peut se sentir irritable en présence du bébé, ne pas ressentir de plaisir à son contact, avoir de la difficulté à s’en occuper, avoir peur de lui faire du mal. Apparaissent de l’épuisement et une impression d’être dépassé par la situation. Ces états conduisent à un fort sentiment de culpabilité, difficile à évoquer.

Des situations ou événements stressants pendant la grossesse ou après la naissance peuvent être liés à une dépression post-partum ; confronter les fantasmes antérieurs et la réalité, manquer de soutien social, vivre une situation conjugale compliquée, vivre un accouchement particulièrement difficile, se mettre trop de pression pour être un parent parfait, etc.

Une dépression post-partum non traitée peut avoir un impact non négligeable sur le développement psychique de l’enfant (celui-ci étant très sensible à la qualité des échanges avec son environnement) et peut nuire à la relation parent-enfant à venir. Une psychothérapie individuelle est suggérée afin d’être soutenu, de trouver des outils pour réussir à s’adapter à sa nouvelle vie. Elle peut aider à travailler sur ses pensées, ses émotions et ses comportements. Une psychothérapie mère-enfant (ou père-enfant) peut également permettre un travail du lien à l’enfant et un réajustement du regard porté sur lui. Il existe des thérapies groupales parent-enfant permettant d’échanger sur des expériences communes et de se soutenir face aux difficultés éprouvées.

Baby-blues

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité

Mettre au monde un enfant entraîne de nombreux bouleversements physiques, psychiques, physiologiques, émotionnels. Peu de femmes échappent au contrecoup émotionnel et physique de la naissance. La mère s’inquiète pour son bébé, doute de ses capacités, redoute le retour à domicile. Il est commun, après un accouchement, de se sentir joyeuse, triste et/ou irritable.
Peu après la naissance de leur enfant, beaucoup de femmes vivent ce que l’on nomme le baby-blues. Cet état entraîne des sautes d’humeur, des accès de tristesse temporaires qui débutent quelques jours après l’accouchement et peuvent durer jusqu’à deux semaines. Le baby-blues est transitoire et disparaît sans intervention spécifique.

Relations post-natales

Publié le : 26 mars 2013 - Périnatalité

Le nouveau-né dispose de capacités précoces lui permettant, dès les premiers jours, de réagir aux stimulations de son environnement. Il se positionne en interlocuteur actif auprès de ses parents qui perçoivent, par leur sensibilité et leur attention, les sentiments qu’il exprime au travers de ses cris, ses pleures, ses sourires, son regard. Les parents apprennent peu à peu à décoder et à s’adapter aux différents messages verbaux et extra-verbaux de leur bébé ; messages qui restent souvent énigmatiques pour les personnes extérieures du fait de leurs disparités et de leurs singularités.

Si la relation précoce au nouveau-né se met en route, la maternité et la paternité se concrétise. C’est l’arrivée de l’enfant qui rend père et rend mère. Elle bouleverse et s’accompagne de remaniements psychiques individuels, du passage d’une position duelle de couple à une triade familiale. Chaque parent doit trouver sa place et son rôle auprès de son enfant. et envers son conjoint. Cette période n’est pas toujours aisée à traverser (mal-être, baby-blues) et peut nécessiter un accompagnement individuel, de couple ou du lien parent-enfant.