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Articles de la catégorie : Infanto-juvénile

Troubles du sommeil chez l’enfant

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Nourrisson

Le rythme de sommeil du nouveau-né se stabilise autour du 4ème mois. Cependant, des insomnies peuvent apparaître précocement ; les périodes de sommeil sont brèves, interrompues par des pleurs difficiles à apaiser. Les parents doivent consacrer du temps et de l’énergie pour essayer de rendormir l’enfant, ce qui peut entraîner irritabilité et stress dans le quotidien personnel et professionnel.
L’insomnie du nourrisson peut être liée à sa personnalité, à des causes organiques, à une surcharge d’excitation, à de l’angoisse parentale
(ex: mort subite du nourrisson) ou à l’expression de changements récents (ex : reprises du travail).

Enfant

A l’âge préscolaire (3-5ans) peuvent survenir des terreurs nocturnes. Il est possible toutefois qu’elles se manifestent plus tôt (vers 18mois). Sans se réveiller, l’enfant se met à crier, se lève/s’assoie, avec un regard horrifié, mais sans véritablement voir. Il ne se souvient de rien le lendemain, contrairement au cauchemar que l’enfant peut raconter à son réveil. Les terreurs nocturnes peuvent survenir quand l’enfant est excessivement fatigué, quand il est anxieux (changement dans son quotidien), suite aux changements de ses habitudes de sommeil (arrêt des siestes, vacances), si l’enfant est malade (fièvre). Ces troubles du sommeil disparaissent avec le temps (vers l’adolescence).
Peuvent survenir également des troubles de l’endormissement en lien avec l’angoisse de séparation ; aller dormir signifie se séparer, rester seul, dans le noir, avec son imaginaire. Pour se laisser aller au sommeil, il a besoin d’être rassuré : rituel du coucher et présence d’un ou plusieurs objets investis (peluche, doudou).

Les troubles des apprentissages et difficultés psychoaffectives

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Souvent s’associent aux difficultés d’apprentissage, des troubles comportementaux ou émotionnels. Mais il reste difficile de distinguer si ce sont les difficultés psychoaffectives qui impactent la sphère cognitive, ou inversement. Il apparaît toutefois indispensable de reconnaître chez les enfants les caractéristiques des troubles cognitifs pour leur accorder les prises en charge pédagogiques et de soins adaptées.

Adolescence et groupe de pairs

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Durant cette période où l’adolescent s’éloigne de sa famille, il ressent un fort besoin d’appartenance à un groupe. Pour appartenir à un groupe, il doit adopter le même comportement que les autres membres qui le composent : s’habiller de la même façon, écouter la même musique, avoir la même coupe de cheveux, etc. Le groupe de pairs joue un rôle déterminant pour l’évolution des processus à l’œuvre durant l’adolescence et sur la construction de son identité. L’adolescent trouve de nouveaux critères sociaux, de nouveaux modèles de comportements, un groupe qui peut imposer des règles et des interdits, un groupe qui constitue un soutien important pour chaque membre. Par exemple, si l’adolescent ressent le besoin d’exprimer son agressivité (ce qui est interdit à la maison), il canalise sa révolte dans des comportements et des dires sous la protection de son groupe d’amis.

Les conflits aux parents apparaissent du fait d’un désaccord entre leur valeur et celle du groupe de pairs de leur enfant ; les aspects financier, éducatif, comportemental prennent alors une tournure difficile pour l’adolescent et les parents qui défendent chacun leurs positions. Par exemple, des comportements transgressifs, voire délinquants, apparaissent souvent comme héroïques et valorisants au sein du groupe de pairs, alors qu’ils représentent un délit à l’égard du cadre éducatif des parents et parfois à l’égard de la Justice également. Dès lors, si le groupe constitue une fonction adaptative importante durant cette période de transition adolescente, il peut également causer des torts.

L’adolescent peut alors éprouver le besoin de trouver un espace qui lui soit propre, où il puisse s’exprimer librement de toute contrainte familiale ou amicale et questionner son propre rapport au monde. Cet espace exclusif peut être constitué par le cadre thérapeutique.

Adolescence et relation aux parents

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

« Je crie que je veux partir, que je vous déteste, mais endurez et répondez-moi que je peux rester et que vous m’aimez ».

Les parents évoquent ne plus reconnaître le caractère de leur enfant qu’ils décrivent comme énigmatique, exigeant, impatient, irritable, imprévisible, impulsif et agressif face à la frustration. Les parents sont perdus face à ses demandes d’indépendance-autonomie et ses comportements infantiles (recherche de la sécurité, de la dépendance et des soins maternelles).
L’adolescent, lui, éprouve des difficultés à canaliser ses émotions qui le conduisent tantôt à ne plus supporter la rigueur du cadre infantile proposé auparavant, tantôt à y rechercher une sécurité afin de s’assurer que le lien reste malgré tout présent et constant. Apparaît alors peu à peu la rivalité avec les parents, où l’adolescent s’isole des sorties familiales, teste le cadre, refuse les contacts physiques (câlins, embrassades, etc) qu’il juge incestueux, honteux ou dégradants notamment en présence d’amis. Il recherche d’autres sources d’identification.
Les parents doivent, idéalement, supporter les remarques de leur enfant, accepter d’être ignorés sans broncher, sans le prendre comme un échec personnel et en arrivant à imposer leurs limites. Compliqué ! Les conflits et l’opposition parent-adolescent sont fréquents mais pas systématiquement avec une ampleur démesurée.

Durant cette période de crise de l’adolescence, les parents eux-mêmes peuvent entrer dans ce que l’on nomme la crise de milieu de vie. Souvent, ces deux crises apparaissent simultanément et peuvent accentuer les conflits face à l’incompréhension des uns et des autres.

Il s’agit donc d’une période délicate où l’enfant apprend à devenir adulte, où l’adulte apprend à dépasser ses craintes, où le parent passe d’une relation avec un jeune enfant qu’il protège depuis toujours à une relation d’égalité entre adultes. Si la relation évolue au cours de la vie, il n’en reste pas moins qu’il y aura toujours un parent et un enfant.

Le dialogue parent-adolescent devient souvent conflictuel. S’engager dans une thérapie familiale, lieu de discussion neutre, peut permettre d’atténuer les conflits, de comprendre les places et ressentis de chacun, de retrouver un équilibre entre les désirs de chacun.

La crise de l’adolescence

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Pour définir l’adolescence, il faut d’abord la situer comme débutant avec les premiers signes de la puberté et se poursuivant jusqu’à
l’âge adulte.

Le terme « puberté » regroupe les changements somatiques et biologiques qui débutent approximativement vers 12 ans. Ils sont principalement dus à la poussée d’hormones qui vient mettre à jour le caractère sexuel de leur corps, renforçant les pulsions sexuelles et agressives et mobilisant l’évolution psycho-affective. Il se produit donc un changement majeur de l’image du corps et de soi qui pousse l’adolescent à la recherche de son identité.

L’adolescent fait une double avancée dans l’évolution de sa maturité, celle de pouvoir avoir des relations sexuelles et celle de gagner son autonomie vis-à-vis de ses parents. Ces conquêtes conduisent à ce que l’on nomme la crise de l’adolescence. La notion de crise implique
un phénomène passager où se manifestent des troubles variés du comportement, des provocations, de l’agressivité, témoins d’un déséquilibre psychologique. La résolution de cette crise s’effectue dans le temps, dépend de la personnalité de l’adolescent, de ses relations aux parents, des attitudes parentales, des groupes de pairs.

Les troubles et difficultés rencontrés par l’adolescent sont donc multiples, en raison de la crise identitaire majeure qu’il traverse. Dépressions, isolement, échec scolaire, troubles du sommeil, tentatives de suicide et conduites à risque surviennent parfois lors de cette période de la vie. La rencontre avec un psychologue peut aider l’adolescent à comprendre ce qu’il traverse et à trouver des clefs pour avancer. Une thérapie familiale ou des médiations thérapeutiques parents-adolescents peuvent également être envisagées en fonction des relations existantes
entre chacun.

L’anxiété

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

L’anxiété telle que la ressentent les adultes ne peut se concevoir chez l’enfant avant l’âge de 6-8 ans, période où il s’est individualisé et a développé certaines capacités cognitives. Cependant, des manifestations anxieuses propres à la petite enfance existent telle que l’angoisse de séparation. Il est tout à fait normal qu’un enfant rencontrent des peurs face aux montres, aux bruits forts, de tomber dans les toilettes, etc. Certains enfants sont plus craintifs que d’autres et se replient alors plus volontiers sur eux-mêmes, restent à l’écart des autres enfants ou rencontrent plus de difficultés face aux nouveaux lieux, de nouvelles personnes, de nouvelles activités. Cependant, il convient de rester vigilant à l’intensification ou la systématisation de ses difficultés ; elles deviennent alors plus qu’une simple timidité et risquent de freiner sa curiosité, sa découverte du monde et d’engager un mouvement de constriction opposé à l’admission d’expériences nouvelles. Un suivi psychologique peut alors être suggéré.

Certains enfants sont plus craintifs que d’autres et il ne sera peut être jamais possible aux parents de connaître avec certitudes les raisons de ces peurs ou de son anxiété. L’enfant peut parfois réagir à la nature anxieuse de son propre parent. Chez l’enfant puis l’adolescent, les causes les plus fréquentes d’anxiété réactionnelle seraient la scolarité, les conflits parentaux ou conflits parents-enfants, la séparation/divorce, les déceptions amicales, les déceptions sentimentales (adolescence).

Phobie scolaire

Publié le : 26 mars 2013 - Infanto-juvénile

La peur irrationnelle d’aller à l’école est décrite comme une phobie scolaire. L’enfant tente de donner des explications d’apparence logique (relation aux maîtres, aux autres enfants, moqueries, etc). Aux troubles anxieux s’associent des symptômes somatiques (douleurs, diarrhée, sueur, etc). La souffrance psychique de l’enfant est réelle, intense et peut très vite perturber l’équilibre familial. Cette crainte est souvent associée à l’angoisse de séparation et à l’entrée dans un nouvel environnement (entrée à l’école, au collège, changement d’établissements). La phobie scolaire peut également être en lien avec une peur ancienne de la mort réactivée par un traumatisme plus récent. La phobie scolaire peut être mêlée parfois à l’adolescence, aux changements corporels et aux modifications des relations amicales.
Les parents se sentent démunis et impuissants face à leurs efforts qui restent vains (douceur, négociation, menace) pour accompagner leur enfant à l’école. Les conséquences sont multiples et peuvent devenir graves : désocialisation, déscolarisation totale, dépression, suicide.

Au regard des troubles, il peut être opportun de mettre en place une thérapeutique alliant un suivi psychologique clinique et/ou comportementaliste et/ou médical-pédopsychiatrique individuel. Intégrer les parents à la thérapie, ou dans une thérapie conjointe parents-enfant, est suggérer.

TDA/H

Publié le : 26 mars 2013 - Infanto-juvénile
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Le TDA/H est un trouble du déficit de l’attention / avec (ou non) hyperactivité. Il s’agit d’un trouble qui se développe, mais dont le sujet a toujours été atteint. Le syndrome TDAH a donc
une cause organique.

Il associe un déficit d’attention (= incapacité à se concentrer sur une tâche plus de quelques minutes, ≠ de la concentration) avec (ou non) de l’hyperactivité (agitation motrice incessante)
et de l’impulsivité (verbale et motrice). Selon les classifications internationales, un certain nombre de critères doivent être présents pour chacune de ces 3 dimensions : présence des symptômes depuis plus de 6 mois, avant l’âge de 5 ans et dans différentes situations de vie (école, famille, loisirs). Entre l’inattention et l’hyperactivité, l’une peut être prédominante sur l’autre,
sinon elles peuvent se combiner. Sont souvent associés un traitement médicamenteux et un suivi psychologique.

Les enfants qui souffrent de déficit d’attention ont du mal à maintenir leur attention sur leur travail, sur ce qui est abstrait, sur un objet qui ne les attire pas ; ils ne contrôlent pas leur attention. Un enfant hyperactif ou hyperkinétique n’arrive pas à contrôler son impulsivité et son besoin de bouger. Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un manque de contrôle. Les enfants souffrant de TDAH sont donc des enfants débordants de talent et de bonnes intentions, mais tellement distractibles et bougeons qu’ils ne peuvent réussir dans leur pleine capacité à l’école sans une aide adaptée.

Les enfants présentant un TDAH peuvent être mis en retrait, rejetés ou stigmatisés. Leur agitation est difficile à canaliser. Ils souffrent de l’incompréhension de l’entourage qui ne comprend pas leurs difficultés et dénonce un manque éducatif. Les parents sont souvent épuisés, dépassés et victimes eux aussi de l’incompréhension générale. Il s’agit d’une situation qui peut alors impacter toute la sphère familiale et relationnelle.