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Troubles du sommeil chez l’enfant

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Nourrisson

Le rythme de sommeil du nouveau-né se stabilise autour du 4ème mois. Cependant, des insomnies peuvent apparaître précocement ; les périodes de sommeil sont brèves, interrompues par des pleurs difficiles à apaiser. Les parents doivent consacrer du temps et de l’énergie pour essayer de rendormir l’enfant, ce qui peut entraîner irritabilité et stress dans le quotidien personnel et professionnel.
L’insomnie du nourrisson peut être liée à sa personnalité, à des causes organiques, à une surcharge d’excitation, à de l’angoisse parentale
(ex: mort subite du nourrisson) ou à l’expression de changements récents (ex : reprises du travail).

Enfant

A l’âge préscolaire (3-5ans) peuvent survenir des terreurs nocturnes. Il est possible toutefois qu’elles se manifestent plus tôt (vers 18mois). Sans se réveiller, l’enfant se met à crier, se lève/s’assoie, avec un regard horrifié, mais sans véritablement voir. Il ne se souvient de rien le lendemain, contrairement au cauchemar que l’enfant peut raconter à son réveil. Les terreurs nocturnes peuvent survenir quand l’enfant est excessivement fatigué, quand il est anxieux (changement dans son quotidien), suite aux changements de ses habitudes de sommeil (arrêt des siestes, vacances), si l’enfant est malade (fièvre). Ces troubles du sommeil disparaissent avec le temps (vers l’adolescence).
Peuvent survenir également des troubles de l’endormissement en lien avec l’angoisse de séparation ; aller dormir signifie se séparer, rester seul, dans le noir, avec son imaginaire. Pour se laisser aller au sommeil, il a besoin d’être rassuré : rituel du coucher et présence d’un ou plusieurs objets investis (peluche, doudou).

Les troubles des apprentissages et difficultés psychoaffectives

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Souvent s’associent aux difficultés d’apprentissage, des troubles comportementaux ou émotionnels. Mais il reste difficile de distinguer si ce sont les difficultés psychoaffectives qui impactent la sphère cognitive, ou inversement. Il apparaît toutefois indispensable de reconnaître chez les enfants les caractéristiques des troubles cognitifs pour leur accorder les prises en charge pédagogiques et de soins adaptées.

Grossesse

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité
Close-up of a pregnant woman doing yoga.

L’enfant nait du désir de ses parents. Un désir qui lui préexiste, qui comprend des valeurs communes et individuelles, qui évolue. Les sentiments au cours de la grossesse sont particulièrement intenses, ils peuvent être vécus de façon variables, plus ou moins positifs. Généralement source d’épanouissement, la grossesse peut aussi être vécue de façon plus négative pour la mère et pour le père. Les manifestations d’angoisse peuvent être considérées comme normales, mais leur intensité peut troubler le bien-être parental et la relation affective avec son bébé.

Lors du premier trimestre de grossesse, l’absence de caractéristique externe visible peut rendre l’acceptation de l’existence de l’enfant difficile, sentiment renforcé par les risques et les désagréments de cette période. Durand le second trimestre, les sensations et les changements corporels viennent concrétiser sa présence. Lors du dernier trimestre, des craintes pour l’intégrité de l’enfant peuvent apparaître ainsi que les inquiétudes liées à son arrivée prochaine. Au cours de la grossesse, la présence continue du père auprès de la mère lui permet de s’attacher intensément à l’enfant, sentiment souvent renforcé par l’haptonomie. Le futur parent peut ressentir alors le besoin d’être accompagné psychologiquement.

Attaques de panique et troubles paniques avec ou sans agoraphobie

Publié le : 23 octobre 2017 - Adulte

Les attaques de panique sont des crises d’angoisse brutales, aiguës, associées à des réactions physiques durant lesquelles le sujet craint de mourir ou éprouve un sentiment de déréalité, de dépersonnalisation.

Le trouble panique avec ou sans agoraphobie est une maladie invalidante. Il commence par des attaques de panique qui vont pousser la personne à limiter ses activités et déplacements. Le trouble panique est la répétition des attaques de panique et la peur anticipée de leur survenue. Il est souvent associé à l’agoraphobie qui est la peur de se retrouver éloigné de chez soi, coincé dans un endroit où on pourrait être victime d’une attaque de panique (ex : fil d’attente, lieux surpeuplés, transports en commun, etc) et qui conduit la personne à ne pouvoir affronter les situations redoutées.

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Publié le : 23 octobre 2017 - Adulte

Il s’agit d’une pathologie de l’anxiété qui associe des obsessions et des compulsions qui sont constantes.
Les obsessions sont caractérisées par des pensées envahissantes portant souvent sur la saleté, la contamination, la vérification (fermer une porte, le gaz), la perte du contrôle de soi, une potentielle maladresse à l’égard d’autrui ou une éventuelle agressivité, etc.
Les compulsions sont, quant à elles, des pensées ou des gestes répétitifs que le sujet se sent obligé d’accomplir pour calmer son anxiété qui est elle-même liée aux obsessions. Par exemple : laver et désinfecter plusieurs fois de suite.

La personne se sent dans l’obligation d’obéir à des règles ou des comportements parfois complexes qu’il s’impose. Ceci a pour but d’abaisser son anxiété et se prémunir (soi-même ou autrui) d’un danger. Mais le soulagement reste précaire et momentané. Peu à peu la personne perd le sens du normal et de l’excessif. Ce comportement perturbe la vie quotidienne et fait souffrir la personne et son entourage.

Au regard des troubles, il peut être opportun de mettre en place une thérapeutique alliant un suivi psychologique comportementaliste puis analytique et/ou médical-psychiatrique.

Anxiété et phobie sociale

Publié le : 23 octobre 2017 - Adulte

L’anxiété sociale s’apparente à une crainte excessive du regard et du jugement d’autrui. La personne a surtout peur de l’apparition d’un signe physique d’anxiété (sudation, rougeur, tremblement). Parfois il s’agit de situation précise (prendre la parole en public). Tout le monde peut ressentir cette anxiété incommodante, mais peut généralement la dépasser.

La phobie sociale amène la personne à l’incapacité de se confronter à la vie sociale quotidienne, sinon dans un état de tension extrême. La peur constante d’être jugé par autrui apparaît dans toutes les situations, même bénignes ; sentiment de ne pas être à la hauteur, d’avoir un comportement inadéquat. Le sujet se centre sur ces craintes et interprète chaque regard ou comportement d’autrui qu’il perçoit comme négatif à son encontre. Le risque est un repli excessif sur soi-même et un retrait progressif du monde.

Au regard des troubles, il peut être opportun de mettre en place une thérapeutique alliant un suivi psychologique clinique
et/ou comportementaliste et/ou médical-psychiatrique.

Les phobies spécifiques

Publié le : 23 octobre 2017 - Adulte

Elles se caractérisent par la survenue d’une peur intense et incontrôlable face (ou par anticipation) à un objet ou une situation précise. Les plus connues sont les phobies liées aux animaux, aux éléments naturels (eau, vide), aux moyens de transports (avion), aux espaces clos (ascenseur), aux soins médicaux (piqûres, sang), etc.
Attention toutefois, les phobies spécifiques constituent une peur intense entraînant une attaque de panique situationnelle, un évitement constant.

Anxiété, stress et dépression

Publié le : 23 octobre 2017 - Adulte

Dans le langage courant, nous employons indifféremment les termes d’angoisse, de stress, d’anxiété, de dépression. Les définitions semblent se rapprocher, mais ces termes recouvrent des réalités très différentes.
Il existe une confusion première entre les notions d’anxiété, d’angoisse et de stress. Le stress et l’angoisse ne constituent pas une maladie, alors que l’anxiété peut devenir une pathologie. Nous verrons cependant que l’angoisse et le stress deviennent anxiété au-delà d’un certain seuil. De même, la frontière entre l’anxiété et la dépression semble parfois floue. Des symptômes anxieux existent dans la plupart des épisodes dépressifs et des symptômes dépressifs existent dans la plupart des manifestations anxieuses.

On parle d’angoisse pour une expérience ponctuelle, déstabilisante et intense. Dans sa forme avancée, l’angoisse est un trouble anxieux nommé attaque de panique (= crise d’angoisse paroxystique). Chaque attaque provoque un climat qui favorise l’apparition de nouvelles crises. Les attaques de panique ont un début brutal. Le sujet éprouve un sentiment intense et violent de peur, d’impuissance, de mort imminente ou de déréalisation (impression de sortir de soi-même), ressentis associés à des signes physiques pénibles.

Le stress est un phénomène normal et ponctuel. Il s’agit d’une réaction physiologique qui apparaît lorsque notre corps et notre esprit sont soumis à une pression ou une agression de notre environnement. Il s’agit d’une alarme face à une situation inhabituelle, à laquelle on va chercher à s’adapter. Il n’apparaît chez l’individu qu’en présence des éléments « stress » (travail, conflit, bruit, etc) et disparaît donc à distance des soucis. Exemple : le stress au travail est absent au retour à domicile, en week-end, en vacances.

L’anxiété se caractérise par un sentiment d’insécurité devant un évènement menaçant et auquel l’individu va essayer de s’adapter en cherchant des solutions. L’anxiété persiste même loin des problèmes, parfois sans raison apparente. Là où le stress est une réponse face à un évènement inattendu, l’anxiété est une anticipation d’évènements que la personne perçoit de manière négative et comme potentiellement dangereux pour son intégrité.
L’anxiété est souvent bénigne, apparentée à une peur et un stress diffus, mais à partir d’un certain seuil, elle est considérée comme une maladie.

La dépression se caractérise par la vision d’un environnement sans espoir et le renoncement de tentatives de lutte pour s’adapter à la situation. Autant la personne stressée ou anxieuse reste dans l’action et l’effort, autant la personne déprimée renonce à lutter. Le terme dépression est souvent employé à tort dans le langage courant pour décrire les inévitables périodes de tristesse, d’ennui et de mélancolie que chacun est amené à vivre à un moment ou à un autre. Mais la dépression est une véritable maladie chronique, qui répond à des critères diagnostiques bien précis.

Pour résumé, les difficultés rencontrées constituent généralement de simples préoccupations, qui peuvent apparaître préférentiellement face à un élément déclencheur (stress), mais peuvent aussi être particulièrement aigües par instant (angoisse) ou chroniques (anxiété). Elles témoignent toujours du sentiment de sa propre fragilité et peuvent parfois conduire au renoncement de toutes solutions (dépression).
Face aux évènements de la vie, il est important d’évaluer les capacités adaptatives dont vous disposez. Il est suggéré de rencontrer un psychologue, un psychiatre ou votre médecin généraliste en fonction de l’intensité de vos ressentis.

Adolescence et groupe de pairs

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Durant cette période où l’adolescent s’éloigne de sa famille, il ressent un fort besoin d’appartenance à un groupe. Pour appartenir à un groupe, il doit adopter le même comportement que les autres membres qui le composent : s’habiller de la même façon, écouter la même musique, avoir la même coupe de cheveux, etc. Le groupe de pairs joue un rôle déterminant pour l’évolution des processus à l’œuvre durant l’adolescence et sur la construction de son identité. L’adolescent trouve de nouveaux critères sociaux, de nouveaux modèles de comportements, un groupe qui peut imposer des règles et des interdits, un groupe qui constitue un soutien important pour chaque membre. Par exemple, si l’adolescent ressent le besoin d’exprimer son agressivité (ce qui est interdit à la maison), il canalise sa révolte dans des comportements et des dires sous la protection de son groupe d’amis.

Les conflits aux parents apparaissent du fait d’un désaccord entre leur valeur et celle du groupe de pairs de leur enfant ; les aspects financier, éducatif, comportemental prennent alors une tournure difficile pour l’adolescent et les parents qui défendent chacun leurs positions. Par exemple, des comportements transgressifs, voire délinquants, apparaissent souvent comme héroïques et valorisants au sein du groupe de pairs, alors qu’ils représentent un délit à l’égard du cadre éducatif des parents et parfois à l’égard de la Justice également. Dès lors, si le groupe constitue une fonction adaptative importante durant cette période de transition adolescente, il peut également causer des torts.

L’adolescent peut alors éprouver le besoin de trouver un espace qui lui soit propre, où il puisse s’exprimer librement de toute contrainte familiale ou amicale et questionner son propre rapport au monde. Cet espace exclusif peut être constitué par le cadre thérapeutique.

Adolescence et relation aux parents

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

« Je crie que je veux partir, que je vous déteste, mais endurez et répondez-moi que je peux rester et que vous m’aimez ».

Les parents évoquent ne plus reconnaître le caractère de leur enfant qu’ils décrivent comme énigmatique, exigeant, impatient, irritable, imprévisible, impulsif et agressif face à la frustration. Les parents sont perdus face à ses demandes d’indépendance-autonomie et ses comportements infantiles (recherche de la sécurité, de la dépendance et des soins maternelles).
L’adolescent, lui, éprouve des difficultés à canaliser ses émotions qui le conduisent tantôt à ne plus supporter la rigueur du cadre infantile proposé auparavant, tantôt à y rechercher une sécurité afin de s’assurer que le lien reste malgré tout présent et constant. Apparaît alors peu à peu la rivalité avec les parents, où l’adolescent s’isole des sorties familiales, teste le cadre, refuse les contacts physiques (câlins, embrassades, etc) qu’il juge incestueux, honteux ou dégradants notamment en présence d’amis. Il recherche d’autres sources d’identification.
Les parents doivent, idéalement, supporter les remarques de leur enfant, accepter d’être ignorés sans broncher, sans le prendre comme un échec personnel et en arrivant à imposer leurs limites. Compliqué ! Les conflits et l’opposition parent-adolescent sont fréquents mais pas systématiquement avec une ampleur démesurée.

Durant cette période de crise de l’adolescence, les parents eux-mêmes peuvent entrer dans ce que l’on nomme la crise de milieu de vie. Souvent, ces deux crises apparaissent simultanément et peuvent accentuer les conflits face à l’incompréhension des uns et des autres.

Il s’agit donc d’une période délicate où l’enfant apprend à devenir adulte, où l’adulte apprend à dépasser ses craintes, où le parent passe d’une relation avec un jeune enfant qu’il protège depuis toujours à une relation d’égalité entre adultes. Si la relation évolue au cours de la vie, il n’en reste pas moins qu’il y aura toujours un parent et un enfant.

Le dialogue parent-adolescent devient souvent conflictuel. S’engager dans une thérapie familiale, lieu de discussion neutre, peut permettre d’atténuer les conflits, de comprendre les places et ressentis de chacun, de retrouver un équilibre entre les désirs de chacun.

La crise de l’adolescence

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

Pour définir l’adolescence, il faut d’abord la situer comme débutant avec les premiers signes de la puberté et se poursuivant jusqu’à
l’âge adulte.

Le terme « puberté » regroupe les changements somatiques et biologiques qui débutent approximativement vers 12 ans. Ils sont principalement dus à la poussée d’hormones qui vient mettre à jour le caractère sexuel de leur corps, renforçant les pulsions sexuelles et agressives et mobilisant l’évolution psycho-affective. Il se produit donc un changement majeur de l’image du corps et de soi qui pousse l’adolescent à la recherche de son identité.

L’adolescent fait une double avancée dans l’évolution de sa maturité, celle de pouvoir avoir des relations sexuelles et celle de gagner son autonomie vis-à-vis de ses parents. Ces conquêtes conduisent à ce que l’on nomme la crise de l’adolescence. La notion de crise implique
un phénomène passager où se manifestent des troubles variés du comportement, des provocations, de l’agressivité, témoins d’un déséquilibre psychologique. La résolution de cette crise s’effectue dans le temps, dépend de la personnalité de l’adolescent, de ses relations aux parents, des attitudes parentales, des groupes de pairs.

Les troubles et difficultés rencontrés par l’adolescent sont donc multiples, en raison de la crise identitaire majeure qu’il traverse. Dépressions, isolement, échec scolaire, troubles du sommeil, tentatives de suicide et conduites à risque surviennent parfois lors de cette période de la vie. La rencontre avec un psychologue peut aider l’adolescent à comprendre ce qu’il traverse et à trouver des clefs pour avancer. Une thérapie familiale ou des médiations thérapeutiques parents-adolescents peuvent également être envisagées en fonction des relations existantes
entre chacun.

L’anxiété

Publié le : 23 octobre 2017 - Infanto-juvénile

L’anxiété telle que la ressentent les adultes ne peut se concevoir chez l’enfant avant l’âge de 6-8 ans, période où il s’est individualisé et a développé certaines capacités cognitives. Cependant, des manifestations anxieuses propres à la petite enfance existent telle que l’angoisse de séparation. Il est tout à fait normal qu’un enfant rencontrent des peurs face aux montres, aux bruits forts, de tomber dans les toilettes, etc. Certains enfants sont plus craintifs que d’autres et se replient alors plus volontiers sur eux-mêmes, restent à l’écart des autres enfants ou rencontrent plus de difficultés face aux nouveaux lieux, de nouvelles personnes, de nouvelles activités. Cependant, il convient de rester vigilant à l’intensification ou la systématisation de ses difficultés ; elles deviennent alors plus qu’une simple timidité et risquent de freiner sa curiosité, sa découverte du monde et d’engager un mouvement de constriction opposé à l’admission d’expériences nouvelles. Un suivi psychologique peut alors être suggéré.

Certains enfants sont plus craintifs que d’autres et il ne sera peut être jamais possible aux parents de connaître avec certitudes les raisons de ces peurs ou de son anxiété. L’enfant peut parfois réagir à la nature anxieuse de son propre parent. Chez l’enfant puis l’adolescent, les causes les plus fréquentes d’anxiété réactionnelle seraient la scolarité, les conflits parentaux ou conflits parents-enfants, la séparation/divorce, les déceptions amicales, les déceptions sentimentales (adolescence).

Dépression du post-partum

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité

Être un nouveau parent n’est pas aisé. Cela demande un temps d’adaptation à l’enfant, aux changements de vie, de rythmes. Il est normal de se sentir plus épuisé et irritable. Cela commence à être inquiétant, lorsque les symptômes entraînent une grande souffrance ou ont un impact important sur le quotidien et perdurent dans le temps. La dépression du post-partum peut toucher les mères, mais aussi les nouveaux papas.

La dépression post-partum est un trouble qui peut se manifester dans les 12 premiers mois après l’accouchement, mais elle apparaît généralement dans les premières semaines qui suivent la naissance. Les symptômes se manifestent pour une durée allant de quelques semaines à quelques mois ou plus. Ils se manifestent par de l’anxiété, de l’insomnie, de l’apathie et des signes dépressifs. Par ailleurs, le parent peut se sentir irritable en présence du bébé, ne pas ressentir de plaisir à son contact, avoir de la difficulté à s’en occuper, avoir peur de lui faire du mal. Apparaissent de l’épuisement et une impression d’être dépassé par la situation. Ces états conduisent à un fort sentiment de culpabilité, difficile à évoquer.

Des situations ou événements stressants pendant la grossesse ou après la naissance peuvent être liés à une dépression post-partum ; confronter les fantasmes antérieurs et la réalité, manquer de soutien social, vivre une situation conjugale compliquée, vivre un accouchement particulièrement difficile, se mettre trop de pression pour être un parent parfait, etc.

Une dépression post-partum non traitée peut avoir un impact non négligeable sur le développement psychique de l’enfant (celui-ci étant très sensible à la qualité des échanges avec son environnement) et peut nuire à la relation parent-enfant à venir. Une psychothérapie individuelle est suggérée afin d’être soutenu, de trouver des outils pour réussir à s’adapter à sa nouvelle vie. Elle peut aider à travailler sur ses pensées, ses émotions et ses comportements. Une psychothérapie mère-enfant (ou père-enfant) peut également permettre un travail du lien à l’enfant et un réajustement du regard porté sur lui. Il existe des thérapies groupales parent-enfant permettant d’échanger sur des expériences communes et de se soutenir face aux difficultés éprouvées.

Baby-blues

Publié le : 23 octobre 2017 - Périnatalité

Mettre au monde un enfant entraîne de nombreux bouleversements physiques, psychiques, physiologiques, émotionnels. Peu de femmes échappent au contrecoup émotionnel et physique de la naissance. La mère s’inquiète pour son bébé, doute de ses capacités, redoute le retour à domicile. Il est commun, après un accouchement, de se sentir joyeuse, triste et/ou irritable.
Peu après la naissance de leur enfant, beaucoup de femmes vivent ce que l’on nomme le baby-blues. Cet état entraîne des sautes d’humeur, des accès de tristesse temporaires qui débutent quelques jours après l’accouchement et peuvent durer jusqu’à deux semaines. Le baby-blues est transitoire et disparaît sans intervention spécifique.

Deuil

Publié le : 26 mars 2013 - Adulte
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Le deuil est un processus que l’on rencontre lors de tout changement synonyme de perte ; un accident, une rupture, des conditions habituelles de vie (séparation, licenciement, retraite). Mais il est plus régulièrement associé à la perte d’un être cher. ).
Ces différentes situations restent des évènements douloureux. Pour l'individu, la perte introduit un facteur de déséquilibre qui peut donner lieu à des souffrances importantes. Il est difficile d’évoquer les étapes du deuil ; des états émotionnels coexistent, se chevauchent et conduisent à une chronologie singulière du deuil. Chacun apprend à apprivoiser l’absence, le manque, la souffrance.

Trouble du sommeil chez l’adulte

Publié le : 26 mars 2013 - Adulte

Les troubles du sommeil comprennent les dyssomnies (insomnies, hypersomnies) et les parasomnies (somnambulisme, cauchemars, terreurs nocturnes).
Les plus communes sont les insomnies. Il s’agit d’une plainte subjective qui désigne à la fois une durée insuffisante du sommeil et un sommeil non réparateur. Elle se caractérise, selon les cas, par des difficultés d'endormissement, des éveils au cours de la nuit, un réveil matinal précoce ou encore une impression d'absence totale de sommeil.
Les causes en sont multiples et peuvent être liées à l’hygiène de vie (siestes, abus d'excitants, suractivité le soir…), à l’environnement ambiant, à un trouble somatique ou à un état psychologique (stress, deuil, difficultés familiales, professionnelles, cauchemars, etc).
L’insomnie peut également être liée à un trouble psychique. La dépression (insomnie matinale), les troubles anxieux et névrotiques (trouble de l’endormissement), les accès maniaques, les états confusionnels et les addictions peuvent accompagner les troubles du sommeil.

Phobie scolaire

Publié le : 26 mars 2013 - Infanto-juvénile

La peur irrationnelle d’aller à l’école est décrite comme une phobie scolaire. L’enfant tente de donner des explications d’apparence logique (relation aux maîtres, aux autres enfants, moqueries, etc). Aux troubles anxieux s’associent des symptômes somatiques (douleurs, diarrhée, sueur, etc). La souffrance psychique de l’enfant est réelle, intense et peut très vite perturber l’équilibre familial. Cette crainte est souvent associée à l’angoisse de séparation et à l’entrée dans un nouvel environnement (entrée à l’école, au collège, changement d’établissements). La phobie scolaire peut également être en lien avec une peur ancienne de la mort réactivée par un traumatisme plus récent. La phobie scolaire peut être mêlée parfois à l’adolescence, aux changements corporels et aux modifications des relations amicales.
Les parents se sentent démunis et impuissants face à leurs efforts qui restent vains (douceur, négociation, menace) pour accompagner leur enfant à l’école. Les conséquences sont multiples et peuvent devenir graves : désocialisation, déscolarisation totale, dépression, suicide.

Au regard des troubles, il peut être opportun de mettre en place une thérapeutique alliant un suivi psychologique clinique et/ou comportementaliste et/ou médical-pédopsychiatrique individuel. Intégrer les parents à la thérapie, ou dans une thérapie conjointe parents-enfant, est suggérer.

TDA/H

Publié le : 26 mars 2013 - Infanto-juvénile
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Le TDA/H est un trouble du déficit de l’attention / avec (ou non) hyperactivité. Il s’agit d’un trouble qui se développe, mais dont le sujet a toujours été atteint. Le syndrome TDAH a donc
une cause organique.

Il associe un déficit d’attention (= incapacité à se concentrer sur une tâche plus de quelques minutes, ≠ de la concentration) avec (ou non) de l’hyperactivité (agitation motrice incessante)
et de l’impulsivité (verbale et motrice). Selon les classifications internationales, un certain nombre de critères doivent être présents pour chacune de ces 3 dimensions : présence des symptômes depuis plus de 6 mois, avant l’âge de 5 ans et dans différentes situations de vie (école, famille, loisirs). Entre l’inattention et l’hyperactivité, l’une peut être prédominante sur l’autre,
sinon elles peuvent se combiner. Sont souvent associés un traitement médicamenteux et un suivi psychologique.

Les enfants qui souffrent de déficit d’attention ont du mal à maintenir leur attention sur leur travail, sur ce qui est abstrait, sur un objet qui ne les attire pas ; ils ne contrôlent pas leur attention. Un enfant hyperactif ou hyperkinétique n’arrive pas à contrôler son impulsivité et son besoin de bouger. Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un manque de contrôle. Les enfants souffrant de TDAH sont donc des enfants débordants de talent et de bonnes intentions, mais tellement distractibles et bougeons qu’ils ne peuvent réussir dans leur pleine capacité à l’école sans une aide adaptée.

Les enfants présentant un TDAH peuvent être mis en retrait, rejetés ou stigmatisés. Leur agitation est difficile à canaliser. Ils souffrent de l’incompréhension de l’entourage qui ne comprend pas leurs difficultés et dénonce un manque éducatif. Les parents sont souvent épuisés, dépassés et victimes eux aussi de l’incompréhension générale. Il s’agit d’une situation qui peut alors impacter toute la sphère familiale et relationnelle.

Relations post-natales

Publié le : 26 mars 2013 - Périnatalité

Le nouveau-né dispose de capacités précoces lui permettant, dès les premiers jours, de réagir aux stimulations de son environnement. Il se positionne en interlocuteur actif auprès de ses parents qui perçoivent, par leur sensibilité et leur attention, les sentiments qu’il exprime au travers de ses cris, ses pleures, ses sourires, son regard. Les parents apprennent peu à peu à décoder et à s’adapter aux différents messages verbaux et extra-verbaux de leur bébé ; messages qui restent souvent énigmatiques pour les personnes extérieures du fait de leurs disparités et de leurs singularités.

Si la relation précoce au nouveau-né se met en route, la maternité et la paternité se concrétise. C’est l’arrivée de l’enfant qui rend père et rend mère. Elle bouleverse et s’accompagne de remaniements psychiques individuels, du passage d’une position duelle de couple à une triade familiale. Chaque parent doit trouver sa place et son rôle auprès de son enfant. et envers son conjoint. Cette période n’est pas toujours aisée à traverser (mal-être, baby-blues) et peut nécessiter un accompagnement individuel, de couple ou du lien parent-enfant.